L'histoire de la Nouvelle-Calédonie

L'accord de Matignon conclu à Paris le 26 juin 1988 et complété le 20 août 1988 par les accords d'Oudinot esquissait, après la période dite « des évènements », les contours d’une nouvelle communauté de destin symbolisée par la poignée de mains entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou. Un scrutin d'autodétermination pour la Nouvelle-Calédonie était prévu en 1998.

L'accord de Nouméa signé le 5 mai 1998, a été ratifié par un référendum local, le 8 novembre 1998. Il organise l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie à travers notamment des transferts de compétences et reporte le référendum d’autodétermination.

Le principe de cette consultation a été posé à l’article 77 de la Constitution française. Ses modalités sont prévues par la loi organique relative à la Nouvelle-Calédonie du 19 mars 1999, dans le respect des orientations de l'accord de Nouméa.

Le 19 mars 2018 le Congrès a fixé la date à laquelle se tiendra le premier référendum, et au cours du XVIIe comité des signataires les partenaires calédoniens se sont accordés sur la formulation de la question qui sera posée.

Ainsi, le 4 novembre 2018 les électeurs ont voté en répondant à la question « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? »

L'accord de Nouméa prévoit qu’en cas de rejet de l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté, un nouveau référendum pourra être organisé à la demande écrite d'un tiers des membres du Congrès à partir du sixième mois suivant le scrutin.

Cette demande a été effectuée, d'une part, par les élus du groupe Avenir en Confiance et, d'autre part, par les élus des groupes UNI et UC-FLNKS et nationalistes.

Un second référendum sera donc organisé par l'État le 6 septembre 2020 conformément aux échanges qui ont eu lieu lors du Comité des signataires du 10 octobre 2019.

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