Le processus engagé par les accords de Matignon-Oudinot et de Nouméa ne prend pas fin au lendemain du scrutin.

En effet, la loi organique statutaire de 1999, reprenant les termes de l’accord de Nouméa, prévoit qu’en cas de rejet de l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté, un nouveau référendum pourra être organisé à la demande écrite du tiers des membres du Congrès. En cas de nouveau rejet, une troisième consultation pourra être organisée dans les mêmes conditions que la deuxième.

« Si la majorité des suffrages exprimés conclut au rejet de l'accession à la pleine souveraineté, une deuxième consultation sur la même question peut être organisée à la demande écrite du tiers des membres du congrès, adressée au haut-commissaire et déposée à partir du sixième mois suivant le scrutin. La nouvelle consultation a lieu dans les dix-huit mois suivant la saisine du haut-commissaire à une date fixée dans les conditions prévues au II de l'article 216.

Aucune demande de deuxième consultation ne peut être déposée dans les six mois précédant le renouvellement général du congrès. Elle ne peut en outre intervenir au cours de la même période.

Si, lors de la deuxième consultation, la majorité des suffrages exprimés conclut à nouveau au rejet de l'accession à la pleine souveraineté, une troisième consultation peut être organisée dans les conditions prévues aux deuxième et troisième alinéas du présent article. Pour l'application de ces mêmes deuxième et troisième alinéas, le mot : "deuxième" est remplacé par le mot : "troisième".

En cas de dissolution du congrès, aucune consultation au titre du présent article ne peut avoir lieu dans un délai de six mois suivant le renouvellement du congrès. »

Suite au résultat du référendum du 4 novembre 2018, la deuxième consultation, si la demande en est faite, pourrait se tenir en 2020, et, en cas de second refus, la troisième pourrait se tenir en 2022.

Lors de son discours prononcé le 5 novembre 2018 à Nouméa, le Premier ministre a donné rendez-vous en décembre 2018 à Paris, aux forces politiques de Nouvelle-Calédonie pour "tirer collectivement les premières conclusions" du référendum d'autodétermination" dans le cadre d’une réunion du Comité des signataires.